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« LES BAD GIRLS DES MUSIQUES ARABES – DU VIIIe SIÈCLE À NOS JOURS » Projection documentaire en présence de la réalisatrice Jacqueline Caux

mardi 3 décembre 2024 • Cinéma L'Autan (Ramonville)

« Alors que tant de femmes, de par le monde, s’insurgent devant les fréquents manques de respect qu’elles doivent encore subir, j’ai souhaité réaliser ce film afin de montrer que, depuis toujours, il y a eu des femmes arabes qui ont chanté pour et devant des hommes, qu’il y a eu des femmes rebelles qui se sont engagées, et s’engagent encore, pour faire évoluer leur condition et celle de leur communauté.

Dans le contexte actuel, il m’est apparu urgent et nécessaire de parler « autrement » de ces femmes – et de ces cultures – afin de pallier à leur méconnaissance et à la défiance qu’inspirent nombre des pays dont elles sont originaires.

C’est pourquoi je montre comment des femmes artistes ont pu, et peuvent encore, refuser les diktats que la religion, la société et le groupe familial auront voulu leur imposer ; comment elles se sont exprimées, comment elles se sont imposées, comment se sont comportés leurs pères, comment elles ont vécu et vivent actuellement.

Pour cela, j’évoque les tous débuts de l’Empire Arabe, puis sa présence en Andalousie, suivi des formes musicales qui se sont déployées au XXe siècle – au Machrek comme au Maghreb – et celles qui s’y expriment maintenant, à Oran comme au Caire.

D’emblée, la question de « l’image absente » s’est trouvé posée pour représenter ces musiciennes du VIIIe qui vivaient à Médine puis, au XIe siècle à Cordoue. Pour pallier à ce manque, j’ai choisi d’enchaîner des images réelles – tournées dans le désert Espagnole des Bardenas, puis à Cordoue – avec des dessins réalisés par une jeune artiste plasticienne Iranienne – Samira Ahmadi Ghotbi – qui ont ensuite été travaillés au banc titre.

Pour pallier aussi à ce manque, j’ai écrit une version personnelle des « Mille et une Nuits » qui m’a permis d’intégrer des poésies de ces époques lointaines et l’histoire de ces musiciennes. Ces contes sont interprétés, en voix off, par une jeune comédienne marocaine.

Par ailleurs, Yousra Dhahbi, une merveilleuse oudiste Tunisienne a été, grâce à ses compositions originales, le fil rouge musical de ce film.

Ensuite j’ai utilisé des archives de l’âge d’or des musiques Arabes du XXe siècle – Oum Katlthoum, Asmaha, Warda El Djezairia, Cheikha Rimitti et, pour terminer, je suis allée filmer Soska, au Caire, une jeune chanteuse de Raï contemporaine.

Ce film, dans sa forme, est calme et posé afin que la passion qui a habité, et habite toujours ces femmes, en un contraste saillant, se fasse mieux sentir. Ce ne sont pas des révolutionnaires violentes dont je vais parler, ce sont des femmes qui auront utilisé leur art pour exprimer leur insoumission ainsi que la certitude de leurs affirmations. »

Plus d'infos sur « LES BAD GIRLS DES MUSIQUES ARABES – DU VIIIe SIÈCLE À NOS JOURS »

Accès :

Arrêt de métro Ramonville-Saint-Agne (Ligne B), puis Linéo n°6 arrêt Collège Malraux et 7 min à pied

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