Navire Boukan
Culture handicap • Depuis 2022
Direction l’île de La Réunion !
Julian Babou, artiste associé au projet, réunit les musiciennes, musiciens, chanteuses et chanteurs en pratique amateur des établissements médico-sociaux ASEI de Lux et Toulouse et de l’école d’enseignements artistiques de Ramonville, pour un voyage au rythme des musiques et chants maloya. Ensemble ils et elles composent, chantent en créole et revisitent ce patrimoine fabuleux, festif et joyeux, empreint de lutte et de liberté.

Pendant 2 ans, Julian Babou va à la rencontre de 35 enfants et adultes qui pratiquent en amateur.trice le chant ou la musique. Il intervient tour à tour dans les établissements ASEI de Lux, de Toulouse et dans l’école d’enseignement artistique de Ramonville.
Julian leur transmet avec passion son amour pour le maloya et plus généralement pour la culture musicale et linguistique réunionnaise. Ensemble, elles et ils ont déjà composé l’hymne musical “NAVIRE BOUKAN”…
En plus de la découverte musicale, Navire Boukan est l’occasion d’en apprendre davantage sur l’île de la Réunion et ses traditions : cuisine, danse, costume… Des ateliers de pratique sont organisés dans les établissements ASEI en lien avec les équipes professionnelles, Julian Babou et Convivencia.
Des temps forts sont menés par Convivencia pour encourager les musiciennes et musiciens à sortir du cadre des ateliers et découvrir chaque fois un peu plus les secrets de la Réunion : conférence ludique et musicale par Julian Babou pour présenter les rythmes réunionnais et les instruments traditionnels, représentations publiques lors d’événements existants tel que le Festival Convivencia (escale à Renneville en 2022 et à Ramonville en 2023) ; rencontres et partages de scène avec d’autres artistes reconnu.es de la scène réunionnaise tels que les membres du groupe VOTIA ou encore Danyèl Waro.

Focus sur le maloya
Musique réunionnaise héritée de l’esclavage, le maloya a été banni de l’espace public dans les années 1960, avant d’être réhabilité en 1981 et même inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco en 2009. Quarante ans après sa « libération », cette musique est plus vivante que jamais, que ce soit dans sa forme traditionnelle ou à travers de multiples fusions avec des genres venus d’ailleurs. Dans sa forme traditionnelle, les instruments caractéristiques du maloya sont : l’emblématique kayamb, un « hochet en radeau » fabriqué à partir de tiges de fleurs de canne et rempli de graines ; le roulèr, un gros tambour sur barrique sur lequel on s’assoit ; le pikèr, un morceau de bambou qu’on frappe avec des baguettes ; le sati, son équivalent métallique, fait d’une boîte en fer-blanc ; et le bobre, un arc musical cousin du berimbau brésilien. Concernant les voix, une large place est accordée à l’improvisation et à l’alternance entre un soliste et un chœur qui se répondent, une pratique héritée des chants de travail.